Mélanome malin

Les expositions prolongées et répétées au soleil ou aux radiations ionisantes tel le rayon X, sont très dangereuses pour notre santé, en particulier pour notre peau, si l’on ne se protège pas suffisamment pendant les vacances et les périodes de forte chaleur. Le bronzage est une mode à pratiquer avec toutes les précautions adaptées au type de peau pour éviter les mauvaises surprises.

Le mélanome est une sorte de cancer cutané plus sérieux que le carcinome qui touche les cellules superficielles de l’épiderme appelées kératinocytes. Le mélanome se développe à partir des mélanocytes, cellules de la peau, située en profondeur au niveau du derme, responsable de la pigmentation et des grains de beauté, en secrétant de la mélanine.

Ce cancer s’observe surtout chez les individus âgés de 40 à 50 ans et les sujets à peau très claire ayant beaucoup de grains de beauté. Il y a très peu d’enfants et de personne ayant une carnation foncée atteinte du mélanome. C’est aussi une maladie génétique : si un membre de la famille contracte ce mal, il faut se considérer comme une personne à risque.

Bien qu’étant une maladie rare (environ 7000 cas annuel), le mélanome a déjà causé plus de mille décès en France.

Le mélanome peut se développer sur toutes les parties du corps : la peau, les épithéliums buccaux ou génitaux, le cuir chevelu et même les ongles. Il peut survenir à tout moment sur une peau normale ou sur un grain de beauté que le sujet avait déjà avant sa naissance. Au départ, le mélanome se présente sous la forme d’une toute petite tache ayant plusieurs coloris (rouge, brun, noir) et se transforme très rapidement en une plus grosse marque asymétrique. S’il s’agit d’un grain de beauté prénatal, il sera totalement différent des autres. Cette anomalie cutanée comporte des bordures, des nodosités et parfois un saignement ou des démangeaisons. Mais il y aussi des mélanomes incolores. Il existe plusieurs types de mélanome : le mélanome superficiel extensif, le mélanome nodulaire, le mélanome de Dubreuilh et le mélanome acral.

Même si tous ces signes se présentent chez une personne, il ne s’agit pas forcément d’un mélanome. Les sujets à risque doivent régulièrement consulter un dermatologue.

Un traitement précoce peut définitivement guérir ce type de cancer. Le sujet devrait par la suite faire très attention pour éviter d’en développer un autre.

Le médecin traitant aura recours à la chirurgie pour procéder à l’ablation de la lésion cutanée avec une marge qui va dépendre de l’épaisseur de la plaie. Dans les cas extrêmes, le traitement requiert une chimiothérapie ou une immunothérapie.

Ces cancers cutanés ont convaincu plus d’un de ne plus pratiquer le bronzage ; parallèlement, les précautions et les préventions se multiplient et s’améliorent au fil du temps. Bronzage ou pas, la décision vous appartient, mais il ne faut jamais négliger les conseils du dermatologue.

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