Histoire du bronzage

Pendant plusieurs millénaires, la peau blanche était à la mode. Dans l’antiquité, période de prospérité pour la Grèce, les Athéniennes enduisaient leur visage de plusieurs produits qui servaient à donner une couleur blanche à la peau. Parmi ces produits figure le blanc de céruse, utilisé malgré sa toxicité. Bien que l'église s’oppose à ces pratiques, en les classifiant de luxure, les aristocrates ont quand même considéré la peau blanche comme un signe de richesse et on associé le hâle aux roturiers et aux paysans. À l'époque du classicisme, au 17ème siècle, les nobles et les bourgeois devaient absolument avoir une peau très blanche pour se différencier des agriculteurs, des soldats, des marins ou même des pirates. Pour intégrer la classe aristocrate, un teint très clair était indispensable pour prouver sa noblesse et sa richesse.

Plus tard, les préceptes changent. Le bronzage devient une mode après la Seconde Guerre mondiale. En effet, à cette époque, les congés payés ont commencé à se prolonger. Les vacances d'hiver et d'été sont alors instituées. Les expressions telles que « Juilletistes, aoûtiens et chassés-croisés » servent à différencier les vacanciers qui partent de plus en plus loin, car les transports se sont beaucoup développés. Au cours des années 70 et 80, les séjours au soleil deviennent à la mode et sont accessibles grâce à la baisse des prix du transport aérien. Le développement du transport permet aux vacanciers de voyager de plus en plus loin et partir dans les îles tropicales pour avoir encore plus de soleil. Les centres de bronzage ont même fait leur entrée. À l'inverse du siècle précédent, le teint hâlé est devenu synonyme de bonne santé ainsi que d'une bonne situation financière.

  Qui aurait cru que l’évolution de cette tendance serait si catégorique ? Mais les temps changent… Et la mode aussi !

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